Nos
services historiques sélectionnent les ouvrages sur des critères
exigeants concernant la fiabilité des informations historiques, toutefois
un pourcentage d’erreurs est possible, probable et acceptable… Imaginez,
au dix-septième siècle un auteur décide d’écrire
un ouvrage sur la première croisade ! Il va examiner des centaines
de manuscrits en lettres cursives écrits en latin, certains en mauvais état.
Ces manuscrits souvent rédigés et recopiés en petites
séries par des moines ne sont pas exempts de fautes de copie ou de
recopie ; l’auteur de l’ouvrage va retranscrire ces erreurs,
quelques fois il aura du mal a déchiffrer une lettre ou un nom est
en partie effacé… Notre rédacteur va également
travailler sur la tradition orale et recopier les noms phonétiquement
avec toutes les déformations que la tradition orale leur aura fait
subir. Son oeuvre achevée, notre rédacteur envoie sa copie,
manuscrite, chez l’imprimeur de l’époque, là un
ouvrier typographe va avec des caractères en plomb, lettre après
lettre reconstituer le texte en vue de son impression, mais pour que le texte
soit imprimé à l’endroit, il l’assemble à l’envers
! Ensuite nous découvrons cet ouvrage et malgré tout le soin
que nous apportons à la lecture, à la saisie et au contrôle
finale quelques erreurs peuvent se glisser. Il n’en reste pas moins
qu’il n’y a pas d’autres sources d’études
et qu’il faut accepter le pourcentage d’erreur qui a pu s’accumuler
au fil du temps. Ces erreurs sont d’ailleurs d’autant moins nombreuses
que la période historique traitée est récente. Ce n’est
pas encore demain que nous verrons une erreur sur des patronymes comme Ravaillac,
Foch, De Gaulle, Ronsard, ou Mirabeau… quoi que ! On accepte bien d’un
diamant quelques imperfections.
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