VOTRE NOM DANS L'HISTOIRE ou L'HISTOIRE DE VOTRE NOM
Patronyme : BENOIT
Commande du : 27/08/04

Répertoire historique : Annuaire de la Révolution Française
Cette commande comprend : 1 fiche(s) historique(s)
                                  pour : 15 unité(s)
Source : Mémoires et travaux sur la Révolution du Dr ROBINET



FICHE N° 1/1 - (00200000194)        (15 unité(s))
 

  Nom de famille : André de Bellevue
  Prénom(s) : Antoine-Balthazar-Joseph d'
 

  conseiller au parlement, législateur et directeur général de police, né à Aix (Bouches-du-Rhône), le 2 juillet 1759, de "Jacques-Joseph-Gabriel-Benoît d'André, conseiller en la cour des comptes d'Aix, et de Anne-Jeanne-Françoise de Payan de Saint-Martin", mort à Paris le 16 juillet 1825 ; était avocat en parlement quand il fut pourvu, le 14 avril 1779, de la charge de contrôleur au parlement d'Aix. Le 5 avril 1789, il fut élu député de la noblesse aux Etats généraux par la sénéchaussée d'Aix, fut un des premiers de son ordre à se réunir au tiers état, puis fut nommé membre du comité de Constitution. Il fut très actif et prit la parole dans une foule de circonstances. M. Octave Teissier, dans son excellent ouvrage sur les constituants de la Provence, nous donne sur ce législateur une foule de détails intéressants, mais l'exiguïté de notre cadre nous forçant d'être assez bref, nous nous contentons d'énumérer rapidement l'attitude d'André à la Constituante. Il se prononça pour l'institution du jury au civil et au criminel, pour l'amovibilité des juges, proposa la création d'un tribunal de cassation, appuya la motion de Robespierre tendant à exclure du ministère, pendant quatre ans, les membres des législatures du tribunal de cassation, etc. Elu président de l'Assemblée le 31 juillet 1790, plus tard il ne voulut pas admettre que Louis XVI après son retour de Varennes, fût mis en cause et réussit à faire écarter la question de déchéance. Les actes de ce législateur qui suivirent ne furent pas plus libéraux ; il s'attacha à combattre le plus possible la liberté de la presse. Ce fut du reste son dernier acte réactionnaire, car le mandat de la Constituante venait d'expirer. Il se retira dans la vie privée et se livra au commerce. Suspecté d'entretenir des relations avec les émigrés et d'être un accapareur, il fut inquiété en 1792. Il prit alors le parti de se réfugier en Angleterre, en se donnant complètement au parti royaliste. A la rentrée des Bourbons en 1814, il fut récompensé de son zèle réactionnaire et on le nomma directeur général de la police, et ensuite intendant de la maison du roi. Pendant les Cent-Jours, il resta fidèle à Louis XVIII et reprit ses fonctions d'intendant des domaines de la couronne, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort arrivée en 1825
 

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